Arrêté anti-bruit : Gogo prié de mettre un bémol
Chapô : Depuis fin mai, un arrêté municipal encadre le bruit dans les rues du Croisic. Les réseaux sociaux s'en sont donné à cœur joie, Gogo a failli s'étouffer avec sa sardine, mais rassurez-vous : les concerts ne sont pas morts, il suffit de demander.
Le 27 mai, le maire Jean-Yves Jégou a signé un arrêté visant les bruits gênants « par leur intensité, leur durée ou leur caractère répétitif » : sono, chants, cris… et même les conversations en terrasse. Autant dire que Gogo, dont le répertoire vocal oscille entre la corne de brume et la mouette contrariée, s'est senti personnellement visé. Kanine, elle, a brièvement envisagé de faire signer une charte du chuchotement à ses clients.
Sur certains réseaux sociaux, le texte a fait des vagues — c'est le cas de le dire. Certains y ont vu la fin des soirées animées, d'autres un simple cadrage réglementaire monté en épingle.
La réalité est plus nuancée : la mairie prévoit des dérogations pour les événements sportifs, culturels ou d'animation, accordées au cas par cas, avec horaires encadrés et riverains prévenus. Et selon la présidente de l'Union des commerçants, Alexia Sacchettini, le système fonctionne déjà : de nombreux commerçants ont déposé des demandes pour organiser des concerts, et toutes ont été acceptées. La municipalité ne serait pas opposée aux animations après 20 h, elle souhaite simplement un fonctionnement par dérogations — l'emballement viendrait surtout de personnes extérieures au commerce, pas toujours au fait du dispositif.
Moralité selon Kanine : « On peut faire la fête, il faut juste remplir un papier avant. » Moralité selon Gogo : sa demande de dérogation pour « cris de goéland spontanés, quotidiens, à durée indéterminée » est toujours à l'étude en mairie.
Illustration générée par Adobe Firefly sur prompt de Stéphane Nédélec