Vivre d'humour et d'eau salée
Courir sous un soleil de plomb
Retour aux articles
Sport

Courir sous un soleil de plomb

Course nature au Croisic : 1 400 courageux sous le soleil de plomb


Par cette canicule qui transforme le moindre effort en exploit olympique, 1 400 personnes ont décidé de courir. Volontairement. Sur plusieurs kilomètres. Au Croisic. Gogo n'en revient toujours pas.


Quand d'autres se planquent à l'ombre…

Pendant que le reste de la France cherchait désespérément un ventilateur ou une terrasse ombragée, les membres et bénévoles du Running-club croisicais organisaient leur traditionnelle Course nature avec un flegme admirable. Et contre toute attente — ou peut-être grâce à la brise atlantique qui sait se montrer magnanime quand on lui demande poliment — la météo a joué le jeu.

Résultat : une édition réussie de bout en bout, saluée par les coureurs, les spectateurs et probablement par les goélands qui observaient la scène depuis les rochers avec leur perplexité habituelle.


Un parcours taillé pour en prendre plein les yeux

Les 1 400 engagés avaient le choix entre deux distances : 8 kilomètres pour les raisonnables, 14,3 kilomètres pour les autres. Dans les deux cas, le tracé alternait entre la côte sauvage — avec tout ce que ça suppose de vent, de vue et d'embruns tonifiants — et les sentiers pédestres de l'intérieur de la presqu'île.

Autrement dit : même quand les jambes commençaient à peser, les yeux, eux, ne se plaignaient pas.


Des spectateurs à la hauteur

Le long du parcours, les encouragements n'ont pas manqué. Un public chaleureux, attentif, qui a applaudi du premier au dernier concurrent — parce qu'arriver dernier sous une canicule pareille, c'est aussi une forme de bravoure qui mérite ses applaudissements.

Les bénévoles du Running-club, eux, ont assuré la logistique avec l'efficacité discrète de ceux qui savent ce que ça coûte d'organiser un tel événement — et qui le font quand même, année après année.


Rendez-vous l'année prochaine

Bon nombre de participants se sont déjà donné rendez-vous au Croisic pour la prochaine édition. C'est le signe le plus simple et le plus sincère qu'une course a réussi : on repart les jambes lourdes, mais on revient.


L'avis de Gogo

Le lendemain, Gogo a raconté sa course depuis son poste d'observation habituel — une table de terrasse légèrement à l'ombre, devant un verre d'eau renversé qu'il espérait finir. « Courir par cette chaleur… » Il a secoué la tête. « Moi, je vole. C'est beaucoup plus raisonnable. » Kanine, qui avait passé la course à servir des litres de boissons fraîches à des coureurs en sueur, a posé son plateau sur le comptoir et répondu : « Au moins eux, ils ont une bonne raison de transpirer. » Un ange est passé. Gogo a demandé s'il restait des glaçons.



Bravo à tous les participants, aux bénévoles et à l'équipe du Running-club croisicais. La Course nature, c'est le genre d'événement qui donne envie de chausser ses baskets — ou au minimum d'aller les regarder dans le placard.


Illustration générée par Adobe Firefly sur prompt de Stéphane Nédélec

Laisser un commentaire