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Espagne au Croisic
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Cinéma

Espagne au Croisic

Le Hublot fait cap sur l'Espagne

Ce mois-ci, le cinéma le Hublot troque les embruns bretons contre le soleil ibérique. Enfin, façon de parler — on est au Croisic, le crachin reste de mise.


Le cinéma espagnol, grande forme

Dans le cadre du mois du cinéma européen, le Hublot braque son projecteur sur la production espagnole contemporaine. Et le tableau est flatteur. Comme le souligne Michel Souci, en charge de la communication du cinéma, le cinéma espagnol traverse une période de belle vigueur : réalisateurs confirmés et nouvelles voix s'y côtoient, portés par des œuvres ancrées dans des problématiques sociales, politiques et identitaires fortes. Une énergie sans précédent, dit-il. Le mot n'est pas trop fort.


À l'affiche : L'être aimé

Le film proposé aux cinéphiles du Croisic frappe d'emblée par son dispositif : un réalisateur offre le rôle principal de son film à sa fille, qu'il n'a pas vue depuis treize ans. Face à la caméra, la jeune femme se retrouve confrontée à un homme qu'elle n'a jamais vraiment pu considérer comme un père.

Fiction ou thérapie ? Mise en scène ou règlement de comptes ? L'être aimé joue sur cette frontière inconfortable entre l'intime et le cinématographique, avec tout ce que ça suppose de trouble, de non-dits et — probablement — de silences pesants.

Ce n'est pas le genre de film qu'on regarde avec ses frites. Mais c'est exactement le genre qu'on continue de tourner en tête longtemps après être sorti de la salle.


L'avis de Gogo

Gogo a demandé si le film durait moins longtemps qu'une marée basse et s'il y avait quelque chose à grignoter pendant la séance. Kanine lui a répondu que le cinéma, c'était fait pour se taire et réfléchir. Gogo a répondu qu'il faisait les deux très bien, surtout la première partie. Il n'a toujours pas acheté sa place.



Illustration générée par Adobe Firefly sur prompt de Stéphane Nédélec

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